En duo Cyril DUPUY (cymbalum) avec Geom Seop LEE ( sitar et gayagum)

Programme : musiques européennes et coréennes

Concert musique Coréenne

Geom Seop LEE et Cyril DUPUY lors d'un vernissage à la galerie Zoo à Strasbourg

Geom Seop LEE est joignable par e-mail

Geom Seop LEE a terminé ses études au Lycée National de musique Coréenne Classique en 1978. Dix années plus tard il obtenait son diplôme de Licence de Musique Coréenne à l’Université d’Art de Pusan. Dès 1986 il est entré dans l’orchestre traditionnel coréen de Pusan et a participé l’année suivante à une tournée mondiale avec ce dernier. En 1988 débute officiellement son activité de compositeur par l’écriture de la musique de théâtre « La fête chez Monsieur Maeng ». Il donne bientôt des concerts d’ « A-jeng » et « Gayagum », instruments, qu’il joue en virtuose.

Geom Seop LEE ne se contente pas de diriger un grand ensemble coréen traditionnel, de composer, d’être interprète de la musique de son pays. Il s’ouvre à d’autres cultures. De 1999 à 2000 il a suivi des cours de musicologie et de musique vocale à l’université de Banaras Hindu en Inde, de 2000 à 2002 il a s’est formé à la musicologie et s’est perfectionné en « Sitar » à Gandharva Mahavidyalaya (Ville de Puna) en Inde, puis il est venu en France et en Autriche pour y étudier la direction d’orchestre occidentale.

En 2003 et 2004 Geom Seop LEE tisse des liens d’amitié musicale avec le cymbaliste Cyril DUPUY, qui les amènent tous deux à se produire en public et à souhaiter poursuivre cette collaboration

La musique coréenne

La musique coréenne peut se répartir en deux catégories :

La première, appelée « Jeong-ak » est basée sur des règles théoriques bien déterminées et se pratiquait principalement à la cour royale pour des rites confucéens ou chez des aristocrates de l’époque pour leur culture morale, tandis que la seconde, appelée « Minsok-ak », dont les règles sont moins rigoureuses que celles de la précédente, représentait plutôt les vicissitudes de la vie du peuple et montrait un côté plus réaliste, sentimental et spontané.

La musique coréenne se compose de huit parties selon la matière utilisée :

Les classement des différents instruments de la musique coréenne semble plus complexe et détaillé par rapport à celui de la musique occidentale. Ces notations instrumentales doivent leur origine à un directeur du département de la musique royale du début du XV)siècle, qui s’appelait Sung HYUN. Il explique dans son ouvrage « Akhak Kwebom » (livre de musique) publié en 1493, comment les notes se sont produites et combinées entre elles pour arriver à représenter différents sons. D’après ses théories l’univers et la nature fusionnent entre eux et deviennent un seul organisme d’où se produiraient les sons. Selon Sung HYUN, par la suite, les hommes se sont servi de ces différents sons pour créer des œuvres musicales. Sun HYUN dit que la musique peut rendre les hommes soit bons, soit mauvais et que par conséquent, il faudrait que les musiciens conscients de son pouvoir assument leur grande responsabilité et ne s’en servent que dans le but d’exercer de bonnes influences sur le public.

L’ancienne musique de cour était marquée par le lent déroulement très pénétrant des lignes mélodiques, par la variété des structures métriques et par ses compositions multi-sectionelles. Elle se compose de trois formes musicales :

Les œuvres instrumentales coréennes les plus célèbres sont « Susechun » et « Le souvenir de Younsan ».

Geom Seop LEE

Geom Seop LEE

Il existe trois genres de la musique vocale: le Sijo, le Kasa et Kagog. Ce dernier suivait très strictement les régles musicales de la cour et se chantait à tempo très lent.

Le musique traditionnelle coréenne a son rythme qui se détermine par rapport à la respiration humaine. C’est tout à fait différent de la musique occidentale, où le rythme se calque sur la pulsation. Il existe trois tempo : (Man (tempo lent), Jung (tempo moyen) et Sak (tempo rapide). Ce dernier est comparable à peu près à croche égale cinquante dans la musique occidentale.

D’autres genres musicaux coréens montrent un caractère plus vif, comme la musique des rituels chamaniques, Pansoni, le chant narratif suggestif et Minyo, le chant populaire par excellence, puis le genre instrumental, Siwani, dont l’exécution se fait par plusieurs musiciens improvisant et développant à l’infini leurs ligne musicale selon les sentiments qu’ils éprouvent d’instants en instants. A première écoute cela peut dérouter des oreilles occidentales du fait que chaque interprète communiquer avec les autres en convergeant finalement vers un point culminant de leur sympathie psychique. Cette musique se rapproche du jazz.

Les style vocal des narrateurs de Pansoni peut également surprendre en Occident, d’une part par son pathos et le caractère accusé de son ornementation ; d’autre part par le fait que son exécution peut facilement durer au moins quatre heures pendant lesquelles le chanteur ou la chanteuse peuvent faire des mouvements esquissant la danse ou l’action der pleurer.

A la base des systèmes théoriques de la musique traditionnelle coréenne, on trouve douze degrés non tempérés, dont les noms sont Hwangjong, Daeryeo, Taeju, Hyupjong, Gosun, Jungryio, Youbin, Imjong, Itchik, Namryeo, Eungjong et deux des modes possibles, générés par l’échelle musicale pentatonique. Comme les gammes majeures et mineures de la musique occidental, ces échelles peuvent être transposées, en prenant divers degrés de départ. Le degré fondamental appelé Hwangjong, correspond à Mi bémol de la gamme de la musique occidentale. A partir de ce degré de départ, chacun des onze degrés restants est placé une tierce mineure au-dessus. La théorie de la musique coréenne veut donc considérer les échelles non pas en termes de tonalité mais plutôt en termes de rapports nominaux.

En outre la musique coréenne a développé à partir du XV°siècle ses propres systèmes de notation. Parmi ceux-ci, le plus suggestif est le Chonggan-bo, notation mesurée qu laisse présager l’écriture des degrés et des symboles techniques relatifs à l’exécution, dans un réseau de carrés, placés à l’intérieur de colonnes représentant des mesures. Cet aspect graphique exceptionnel du système d’écriture musical coréen ne doit pas faire oublier la conscience fondamentale du caractère sonore de la musique coréenne.

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